Soudure de l’inox

Soudure TIG de l'inox

Souder l’acier inoxydable surtout en mode production reste une opération assez complexe, dans les fabrications artisanales on peut utiliser pour un résultat de très haute qualité le procédé TIG (tungsten inert gaz) qui peut s’apparenter à la soudure oxyacétylénique, c’est-à-dire que l’opérateur tient une torche qui remplace la flamme du chalumeau au bout de laquelle une électrode en tungstène non fusible est traversée par un fort courant électrique en courant continu, elle-même protégée par un flux de gaz (argon pur). L’arc électrique a plus de 3600° C provoque la fusion de la pièce dans ce que l’on appelle  « le bain de fusion » et on apporte manuellement par l’intermédiaire de baguettes du même matériau que les pièces à souder le complément a ce bain pour effectuer la liaison. Ce procédé est assez difficilement automatisable pour la soudure sur des tubes ou des surfaces complexes mais est utilisé par exemple à l’usine Inoxcar R1S sur des robots de soudure pour construire les corps de silencieux qui sont fabriqués à partir de tôles roulées puis assemblés par un fin cordon qui devient quasiment invisible. Le gaz protecteur permet de créer autour de la zone soudée lors de la fusion une atmosphère neutre qui empêche l’oxydation.

Un autre procédé plus automatisable existe, c’est le MIG (métal inert gaz) dans ce cas il n’y a plus d’électrode en tungstène, elle est remplacée par un fil de diamètre de 0,8 a 1,2mm qui se déroule à vitesse continue à travers le centre de la torche et qui sert a la fois de conducteur de courant, c’est a dire d’électrode et de métal d’apport. L’opérateur travaille avec une seule main et peut se servir de l’autre pour par exemple tenir un élément à souder. Le gaz argon est bien sur toujours présent pour éviter toute oxydation pendant l’opération. On peut obtenir avec les postes à souder pulsés les plus modernes des cordons de soudure d’une qualité et d’un aspect tout à fait comparable à ce que l’on réalise avec le TIG.