Soudure de l’inox

Soudure TIG de l'inox

Souder l’acier inoxydable surtout en mode production reste une opération assez complexe, dans les fabrications artisanales on peut utiliser pour un résultat de très haute qualité le procédé TIG (tungsten inert gaz) qui peut s’apparenter à la soudure oxyacétylénique, c’est-à-dire que l’opérateur tient une torche qui remplace la flamme du chalumeau au bout de laquelle une électrode en tungstène non fusible est traversée par un fort courant électrique en courant continu, elle-même protégée par un flux de gaz (argon pur). L’arc électrique a plus de 3600° C provoque la fusion de la pièce dans ce que l’on appelle  « le bain de fusion » et on apporte manuellement par l’intermédiaire de baguettes du même matériau que les pièces à souder le complément a ce bain pour effectuer la liaison. Ce procédé est assez difficilement automatisable pour la soudure sur des tubes ou des surfaces complexes mais est utilisé par exemple à l’usine Inoxcar R1S sur des robots de soudure pour construire les corps de silencieux qui sont fabriqués à partir de tôles roulées puis assemblés par un fin cordon qui devient quasiment invisible. Le gaz protecteur permet de créer autour de la zone soudée lors de la fusion une atmosphère neutre qui empêche l’oxydation.

Un autre procédé plus automatisable existe, c’est le MIG (métal inert gaz) dans ce cas il n’y a plus d’électrode en tungstène, elle est remplacée par un fil de diamètre de 0,8 a 1,2mm qui se déroule à vitesse continue à travers le centre de la torche et qui sert a la fois de conducteur de courant, c’est a dire d’électrode et de métal d’apport. L’opérateur travaille avec une seule main et peut se servir de l’autre pour par exemple tenir un élément à souder. Le gaz argon est bien sur toujours présent pour éviter toute oxydation pendant l’opération. On peut obtenir avec les postes à souder pulsés les plus modernes des cordons de soudure d’une qualité et d’un aspect tout à fait comparable à ce que l’on réalise avec le TIG.

Pourquoi l’inox ?

Au départ il y a la compétition automobile et le besoin d’obtenir un gain de performance et de poids d’où l’apparition dans les années 1990 des premières lignes complètes construites en inox sur des véhicules de rallye. Des produits souvent sur mesure avec des diamètres optimisés, réalisés et soudés par des artisans chaudronniers. La faible épaisseur des tubes et des tôles d’à peine plus d’un millimètre composant les silencieux permettait une augmentation et un maintien de la température tout au long de la ligne depuis le collecteur d’échappement et à travers le catalyseur lui aussi optimisé, d’où une vitesse d’évacuation des gaz et des montées en régime plus élevées sur des moteurs souvent préparés et optimisés générant plus d’émanations de combustion.

La réduction du poids qui permet de gagner en performance sans avoir recours à d’autre artifices est aussi une raison de l’utilisation de l’acier inox. Celui-ci est beaucoup plus résistant que l’acier normal et à haute température l’effet corrosif des gaz est pratiquement inexistant, fini la rouille et les chicanes qui se cassent, cela permet d’alléger l’ensemble d’une ligne d’échappement en réduisant les épaisseurs, le gain peut aller jusqu’à plus de 10 kilos par rapport à une ligne d’origine et facilement jusqu’à 5 kilos par rapport à la même ligne construite en acier.

Après quelques années d’utilisation en compétition certains fabricants ont commencé à transposer ce type de fabrication au monde du tuning, non seulement pour obtenir de meilleures performances et un gain notoire de longévité, mais pour profiter des caractéristiques acoustiques que peut apporter un échappement inox. Par l’utilisation d’un matériau plus fin on augmente l’effet de résonnance et on peut ainsi modifier la sonorité produite par l’échappement tout en respectant les normes d’homologation et de contrôle technique pour une utilisation routière.

Aujourd’hui R1S-Inoxcar est à même de proposer dans le cadre d’une utilisation routière sportive un large catalogue de silencieux arrière, de lignes complètes que l’on peut compléter par une reprogrammation moteur, assortis le plus souvent d’une homologation CE qui permet de passer l’épreuve du contrôle technique avec le catalyseur ou le filtre à particules d’origine et d’une garantie de cinq ans couvrant les vices de fabrication et la corrosion. Tous ces échappements reprennent bien sur les fixations et silentbloc d’origine et les emplacements de sonde lambda, sont livrés avec les colliers de serrage, se montent sans modifications et sont parfaitement adaptés à chaque motorisation.  Un large choix d’embout d’échappement simple ou double sortie avec une finition inox poli ou noir mat permet de donner un look personnalisé à votre auto.

Les échappements R1S sont importés et distribués en France en exclusivité par Aluformproducts

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